Je lève la tête, admire l'envol d'un oiseau si haut se rapprochant comme une goutte d'eau puis mon attention le laisse libre de mon regard quand me percute sans presque n'y prêter gare, à l'entrée du square. Ce jeune enfant que les adultes effarent.Les notes, comme les clefs à mes menottes, sur une portée libèrent mes mots, Transcrivent de ma mémoire à ma feuille des émotions. Le son de mon walkman m'isole des autres, c'est lui qui d'une plage à l'autre rend palpables mes expressions, je reste pourtant invisible dans une foule menaçante. Parlant à son portable donc doublement absente, les basses et les aiguës de mes écouteurs affrontent la ville et ses couleurs, grises, car la population ne regarde que ses trottoirs, chacun gérant sa crise, indiquant ma présence que seulement après avoir traversé une flaque. Quand l'espace d'un trottoir mes pas me trahissent aux yeux des autres laissant leurs humides marques croisant un autre moi
Un homme regardant une vieille dame qui parle à un banc qui ne lui répondra pas
Ville, ville dans laquelle le monde tourne.
S'il, s'il te plait observe aussi ceux qui marchent assis.
File, entre les ombres du tumulte qui défilent sur tous sites
Sil, -houettes m'effaçant parmi les dangers des automobiles
Et des landaus tranquilles invisible, je reste, frôle la beauté des monuments sans plus n'y prêter attention
Cette latitude, c'est celle de la ville qui m'a conformé à ses habitudes. L'Atelier